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Croyances Limitantes : Pourquoi et Comment S’en Libérer ?

Croyances limitantes : définition Selon le Larousse, une croyance est le « fait de croire à l’existence de quelqu’un ou de quelque chose, à la vérité d’une doctrine, d’une thèse ». Une croyance n’est pas une vérité. C’est une opinion, une interprétation personnelle et subjective de la réalité. À la différence d’une connaissance, une croyance est donc une notion que l’on pense vraie et qui nous aide à appréhender le monde, les choses. Une croyance n’a donc de réalité que dans notre système de pensée. Elle pose les bases de certains repères. Nous grandissons avec des croyances avant qu’elles ne deviennent expériences et savoirs. D’ailleurs les enfants ses construisent sur les croyances que nous leur donnons. Nous avons donc tous des croyances, que nous confrontons plus ou moins au réel. La problématique survient lorsque l’on prend ses croyances pour des vérités absolues, immuables, incapables d’être discutées, voire remises en question. C’est notamment le cas de ce que l’on appelle les croyances limitantes. Comme leur nom l’indique, elles nous limitent, nous bloquent et nous enferment dans un mode de pensée duquel il est difficile de sortir. Elles conditionnent notre cerveau à penser de façon négative, à abandonner avant même d’avoir essayé. La situation étant jouée, voire perdue, d’avance, pourquoi faire l’effort et prendre le risque d’échouer ? Dans ce cas précis, l’optimisme n’a pas sa place et les croyances limitantes sont source d’impuissance, de blocages et d’émotions négatives. Si nous sommes convaincu(e)s que nous sommes ce que nous pensons, alors les croyances peuvent être extrêmement nocives :

  1. Je suis nulle.

  2. Je n’y arriverais jamais.

  3. C’est trop difficile.

  4. Je suis trop vieux.

  5. Ce poste n’est pas pour moi. Voici quelques petites phrases que notre petite voix intérieure peut nous dire. Or penser de cette façon nous empêche d’agir, de passer à l’action. Cela nous condamne donc à l’immobilisme et au défaitisme. Nous nous convainquons que le changement est impossible, que nous n’ayons aucune prise sur la situation ou le réel. Ces fausses croyances ont un effet pervers, celui de la justification. Plus nous croirons à l’échec d’une entreprise, plus il deviendra réel, renforçant cette croyance. Il s’agit d’un véritable cercle vicieux. Nous sommes alors prisonnier(ère) de notre mental et nous ne sommes pas en capacité d’exprimer notre plein potentiel. Or, bien que ce soit dans notre système de croyances que nous exprimions nos fragilités, c’est aussi là que s’exposent nos forces. Et sachez que vous n’êtes pas seul(e) à éprouver ces sentiments. Absolument tout le monde expérimente le doute existentiel, y compris les personnes qui semblent les plus entreprenantes et les plus ambitieuses. La différence majeure est qu’elles ne s’identifient pas à ces pensées, qu’elles ont intégré que tout était possible et qu’elles pouvaient dépasser ces limites.

Comment identifier ses croyances limitantes : quelques exemples Il est donc possible de prendre conscience de ces croyances négatives, de les influencer et de s’en libérer. Mais encore faut-il pouvoir identifier ces affirmations personnelles. Pour cela, il faut être attentif(ve) à notre propre discours inconscient. Cette étape n’est pas évidente, car elle impose une ouverture d’esprit et une remise en question que nous sommes rarement disposés à faire. Pourtant avec un peu d’entraînement et de bienveillance, vous pourrez les débusquer pour mieux en comprendre le mécanisme. Il existe des situations récurrentes qui peuvent vous aider à y voir plus clair.

  1. La généralisation Il s’agit de jugements qui affirment de grandes vérités. Vous savez celles qui sont sans appel et qui ne font que peu de cas du contexte ? « Ça fait 15 ans que j’ai mon entreprise, je sais gérer mes équipes ! ». Cette expérience ne mérite-t-elle pas à minima un questionnement ? La satisfaction de vos collaborateurs est-elle toujours au rendez-vous ? Savez-vous organiser le travail d’équipe ? Voici l’exemple d’une belle croyance ! Car l’une des principales causes de démission aujourd’hui est la perte de sens et le manque de délégation dans les missions. Certains mots-clés peuvent vous aider à dénicher ces affirmations négatives. Commençons par tous les petits mots indéfinis comme :

  2. on ;

  3. personne ;

  4. les gens ;

  5. tout le monde ;

  6. pas assez de ;

  7. jamais ;

  8. tout le temps ;

  9. à chaque fois. Mais aussi certains verbes d’injonction peuvent vous mettre sur la piste :

  10. il faut ;

  11. je dois. Ils ne désignent aucune réalité tangible et sont souvent le fruit de votre éducation ou de vos expériences.

  12. Le plafond de verre Ces croyances paralysantes sont souvent la manifestation d’un manque de confiance en soi et se manifestent discrètement dans le comportement avec le fameux « oui, mais… ». Associez le syndrome de l’imposteur à « toujours » et « jamais », et vous avez là un cocktail détonnant ! Ce sont de bonnes excuses qui autorisent à ne jamais passer à l’action.

  13. Les blocages récurrents Ce sont les expériences passées qui se répètent inlassablement et qui sont la manifestation de schémas psychologiques profondément enfouis. Ces obstacles sont de bons prétextes à l’inaction. Par exemple :

  14. Je vais rester freelance, car je n’arriverai pas à développer suffisamment mon entreprise.

  15. Je dois être autoritaire, sinon je ne serai jamais respecté(e).

  16. Il faut arriver avant mes collaborateurs et partir après eux, quitte à être fatigué(e). Quelques astuces existent pour savoir s’il s’agit de fausses croyances. La preuve de l’invalidation est un exemple. En cherchant une preuve du contraire, vous allez contredire cette pensée.

  17. Croyance : « Je ne suis pas légitime pour créer ma société. »

  18. Socle de cette croyance : « On ne se reconvertit pas à 50 ans. »

  19. Contre-exemple : « J’ai beaucoup évolué dans mes différents postes et j’ai réussi à élever mes enfants en travaillant. » À chaque fois que votre petite voix intérieure s’exprime un peu fort, prenez le temps d’examiner ce qu’elle vous dit et mettez-la à l’épreuve. Si vous parvenez à la désavouer, alors vous êtes face à une croyance limitante ! De la même manière, ajoutez avant toute affirmation : « J’ai la croyance que… » et examiner le résultat. Attention, vous pourriez être surpris(e).

Transformer ses croyances limitantes pour s’en libérer En tant que croyances, ces pensées négatives deviennent, selon la loi d’attraction, autoréalisatrice, c’est-à-dire, qu’à force d’y croire, on s’applique, inconsciemment, à les accomplir. Mais la bonne nouvelle, c’est que cela fonctionne dans les deux sens. Vous avez donc le pouvoir d’inverser la tendance et vous affranchir de ces résistances pour retrouver votre liberté. La PNL ou programmation neurolinguistique est d’une grande aide pour lutter contre les mécanismes d’autosabotage et reconstruire des schémas qui soient plus cohérents avec la réalité.

  1. Les affirmations positives et la méthode Coué Le premier pas est de changer les croyances ancrées au plus profond, nos pensées limitatives, pour que notre cerveau les comprenne sous un jour nouveau. L’autosuggestion est le principe même de la méthode Coué. Vous vous répétez une phrase jour après jour jusqu’à ce qu’elle devienne vraie. Par exemple : « Je vais réussir à faire cette présentation en réunion ». Pour autant, il ne suffit pas de radoter, mais d’y croire pour qu’elle puisse s’incruster durablement dans votre cerveau. En inversant les mots vous donnez vie à une nouvelle pensée qui met dans une disposition positive pour agir. Vous avez ainsi créé une nouvelle croyance !

  2. La reformulation Une autre technique est de reformuler ses croyances, non pas en tombant dans l’extrême inverse, mais en une affirmation plus nuancée. Pour cela il est important de lâcher-prise et de comprendre le mécanisme qui nous pousse à porter un jugement négatif sur nous-mêmes ou sur les autres. Plutôt que de dire : « je suis trop timide, je ne parviendrais jamais à faire cette présentation en réunion ». Vous pouvez tout à fait reformuler ce constat de la manière suivante : « Je suis timide, mais j’en ai conscience. Alors je vais me préparer et je vais m’efforcer de respirer calmement pendant je présenterai mon projet ». Vous voyez la disposition n’est plus du tout la même. Dans le 1er cas, vous êtes bloqué(e), dans le 2d, vous trouvez une solution pour aller de l’avant. Vous êtes déjà dans l’action.

  3. Faire comme si Les Anglo-saxons ont une expression parfaite pour décrire cela : « fake it, until you make it ! » Elle peut se traduire par :       « imite jusqu’à ce que tu fasses ! » Cela consiste à remplacer les pensées et attitudes négatives en comportement positif. Très proches des affirmations positives, on se place ici au niveau du corps et de l’action plutôt que de rester dans la sphère mentale. Cette technique a le bénéfice incroyable de vous obliger à faire et de booster votre estime de soi. Si vous manquez de confiance en vous, faites comme si. Prenez exemple sur les leaders ou les acteurs. Relevez la tête quand vous marchez, baissez les épaules, ayez une démarche souple. En vous comportant ainsi avec régularité, cela va devenir une nouvelle habitude qui s’ancre dans chacun de vos muscles. Vous n’aurez alors plus besoin de réfléchir à votre posture, c’est tout votre corps qui prendra le relai.

  4. La visualisation Proche de l’autohypnose, la visualisation créative est redoutablement efficace pour reprogrammer votre carte mentale et vous libérer de vos freins. Cette technique consiste à visualiser le résultat que l’on souhaite obtenir avec le plus de précision possible. Elle fait appel à la sophrologie, à la relaxation profonde et surtout à vos sensations. Comment vous sentez-vous quand vous êtes pleinement confiant ? Vous allez donc pouvoir focaliser sur ce que cela provoque en vous et laisser parler votre personnalité sans peur. Il est possible d’être heureux et de croire en ses rêves, de vivre dans l’abondance, d’aimer son travail, de ne pas s’épuiser à la tâche. Si vous pensez le contraire, c’est que vos croyances limitantes vous empêchent d’avancer et d’atteindre vos objectifs. Il est donc fondamental d’en prendre conscience pour ne pas rester emprisonné dans ces systèmes de croyances. Il n’y a aucune fatalité. Bien au contraire, l’empathie, la bienveillance envers soi-même sont des ressources illimitées pour transformer votre vision du monde et surtout de vous-même. Les cultiver permettent d’avoir confiance, de modifier le regard des autres et de laisser place à votre accomplissement personnel. C’est pour cela que j’ai créé le Mastermind Business Tour 360°. Je veux partager mon expérience de cheffe d’entreprise. Je souhaite dédramatiser l’entrepreneuriat et vous montrer que l’on peut s’amuser en gérant une société et qu’il faut parfois dépasser ses limites pour s’ouvrir à un tout nouvel horizon. Alors, plus de temps à perdre et inscrivez-vous. Des surprises vous attendent !

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